La troupe nous rend à merveille l’ambiance à l’intérieur de Leaderex (le nom est un coup de génie), une compagnie dont les employés sont soumis aux méthodes de management et aux modes d’emploi qui encadrent le moindre détail ; aux indicateurs de performance et au marché global. C’est à dire, une compagnie modèle, dont même les moments de défoulement sont finalement encadrés. [On pense aux] Temps modernes de Chaplin, car si le chef d’oeuvre de Chaplin était un portrait décalé mais toujours terrible de la déshumanisation qui a suivi la révolution industrielle, Overtime l’est d’une époque où toute entreprise devient corporation (ne vous inquiétez pas, des leçons d’anglais gratuites sont comprises dans la pièce). Une sorte de « temps postmodernes » qui, comme dans le lm classique, nous fait rire mais en même temps nous fait presque regretter l’humanité des grandes machines, moins torturantes que le rythme démentiel des journées au bureau.